Présentation

Mon mari, c'est Papazon.
Il est père au foyer, chargé de nourrir plein d'enfants (et une femme).
Dans sa vie professionnelle passée, il a été gérant d'hôtels, et son expérience semble comporter des passages dans les coulisses de la restauration. Il lui reste des restes.
Sa culture culinaire familiale est un savoureux mélange à dominante méditerranéenne : nord africaine, moyen-orientale, grecque, italienne.

Moi, c'est Mamazon.
Ma culture, c'est que les femmes ne savent pas cuisiner. C'est génétique. Ensuite, mes traditions sont franco-simples, mâtinées de cuisine asiatique apprises dans les livres, vu que mon père est de là-bas mais n'en a rapporté que l'habitude de manger du riz. Etudiante, j'ai appris à survivre avec des boîtes de sardine et des biscottes. Je sais faire un plat avec un reste de rien.

Notre couple, c'est un compromis. Papazon m'a toujours fait à manger, même lorsqu'il travaillait à l'extérieur. Il faisait des festins, que ce soit pour une grande tablée ou pour nous deux.
Ensuite, on a eu des enfants. Je me suis intéressée à leur nutrition - et à la nôtre. J'essaie de leur assurer une nourriture saine et variée. Mais comme je ne suis la plus absente du couple, comme ce n'est pas moi qui cuisine (sinon c'est bon), comme je ne fais pas les courses, et comme le "bien manger" est relatif, somme toute : mon job, c'est de faire passer doucement mes idées à Papazon, sans l'énerver. Pour qu'il continue à nous cuisiner des festins.

Les Zonfants : Mimicha (1999), Roudoudou (2000), Bébécoeur (2002) et Bergamote (2004) et Lulubelle (2007)

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Mardi 29 mai 2007
Augmenter la productivité de la soupe
La soupe de Papazon est constituée de
  • poireaux (acheter, stocker, laver, éplucher, couper, me demander d'aller vider les chutes au compost)
  • pommes de terre (même traitement que les poireaux)
  • oignons, ail, autres légumes selon inspiration
Traitement : faire cuire en cocotte dans l'eau (oignons préalablement revenus dans l'huile d'olive), mixer, puis passer à la passoire pour enlever les fils (une énorme poignée de fils bien cellulosiques par cocotte de soupe).

Mardi, Papazon a eu une idée

Papazon : J'ai regardé, les poireaux surgelés pré-épluchés c'est 1,80 euros le kilo, les poireaux frais c'est 1,50 euros, et faut voir ce que je jette et le travail que ça demande. Je tente le surgelé.

A table, on finit son assiette de soupe
Tous les enfants ont fini leur soupe, et moi aussi.

Roudoudou (6 ans) : Papaaaa, pourquoi t'as pas mangé ta soupe?
Papazon : greumfff

Papazon (à moi, en aparté) : Comment tu l'as trouvée cette soupe?
Moi (tout bas) : Heu, j'te dirai plus tard.

Immonde.

De la structure du poireau surgelé
Revoyons le procédé de fabrication :

- cuisson poireaux surgelés avec vraies pommes de terre : RAS
- mixer : obtention d'une solution terriblement aqueuse.
- passer : catastrophiquement, le gros des poireaux reste dans la passoire et l'on obtient de l'eau verte.
- tenter d'épaissir en ajoutant de la purée en flocons.

Résolution

Papazon (qui a jeté le reste de soupe immonde) : Bon, je vais essayer la soupe en brique.
Moi : ...
Papazon : Tu vas pas l'écrire sur Internet hein.
Moi : Bien sûr que si, je vais l'écrire.
Papazon : Bon, alors je ne vais PAS acheter de soupe en brique.

J'aime bien Internet.

Par Mamazon - Publié dans : Catastrophes gastronomiques (et diététiques)
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